Prix distinction

C’est en 2022 que l’Association de sécurité civile du Québec (ASCQ) a créé et remis le premier Prix distinction de l’histoire de l’ASCQ.

Il est prévu décerner le Prix distinction annuellement à une personne qui se distingue par une contribution remarquable, dans une perspective d’accroissement de la résilience au Québec ou d’excellence dans le milieu de la sécurité civile.


Soumettre une candidature

La période pour soumettre une candidature est du 1er novembre au 31 décembre de chaque année.

L’ensemble du dossier doit être acheminé à prix_distinction@ascq.org.

Vous devez transmettre :

  • une lettre dans laquelle vous présentez le candidat, sa carrière et ses réalisations en matière de sécurité civile. Sa passion et son apport exceptionnel à la sécurité civile québécoise devront aussi y être clairement démontrés;
  • une photo haute résolution du candidat;
  • tout document qui peut appuyer la candidature, exemple : article de médias, liste de distinctions reçues, appui d’élu à la candidature, etc.;
  • vos propres coordonnées, ainsi que celles du candidat.

Les membres du jury évalueront la contribution remarquable du candidat, dans une perspective d’accroissement de la résilience au Québec ou d’excellence dans le milieu de la sécurité civile et feront la recommandation du lauréat ou de la lauréate à la présidence de l’ASCQ, pour ensuite en faire la mention en cours d’année suivante, lors du séminaire annuel en sécurité civile, organisé par l’ASCQ.


2022 – Premier Prix distinction de l’histoire de l’ASCQ  

Remis à une personne qui s’est distinguée par une contribution remarquable, dans une perspective d’accroissement de la résilience au Québec ou d’excellence dans le milieu de la sécurité civile et :

  • Pour sa contribution remarquable tout au long de sa carrière afin de renforcer la culture de sécurité civile;
  • Pour son leadership visionnaire à titre de gestionnaire de la sécurité civile;
  • Pour son implication dans le milieu associatif et institutionnel, tel que, Président fondateur du Conseil pour la prévention et la gestion des sinistres et des crises (CPGSC) en 1998, devenu l’Association de sécurité civile du Québec (ASCQ) en 2003, ainsi que président fondateur du Conseil pour la réduction des accidents industriels majeurs (CRAIM);

Le premier Prix distinction de l’histoire de l’ASCQ a été décerné à Monsieur Jean Bernard Guindon lors du séminaire en sécurité civile qui a eu lieu à Laval le 20 mai 2022 (voir la vidéo).


De gauche à droite : Denis Bordeleau, Jean Bernard Guindon, Sonia Béland et Michel C. Doré.
Photographe : Studio Viviane Hervieux

Toutes nos félicitations M. Guindon, nous sommes fiers de votre parcours et de vos réalisations qui ont contribuées de façon exceptionnelle à renforcer la culture de sécurité civile, dans une perspective d’accroissement de la résilience au Québec.

Résumer le parcours professionnel de M. Guindon c’est comme tenter de synthétiser une trilogie dont chacun des tomes constitue une petite encyclopédie. Il détient un baccalauréat et une License en philosophie de l’Université d’Ottawa ainsi qu’un certificat en pédagogie de l’université Laval. Il complète, en 1981, une maîtrise en administration publique décernée par l’École nationale d’administration publique (ÉNAP).

Le premier volet de sa trilogie – L’enseignement depuis 1965

De 1965 à 1969, il occupe un poste de professeur de philosophie à l’École normale Duplessis de Trois-Rivières. Il devient en 1971, le premier directeur du Campus de l’Université du Québec à Hull.

Son engagement avec l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) débute en 1992 à la Faculté de science politique pour se poursuivre en 2007 à la Faculté des sciences humaines de l’UQÀM, au sein d’un nouveau programme qu’il a contribué à bâtir, soit le Diplôme d’études spécialisées en gestion des risques majeurs (DESS). De 2015 à 2018, il est nommé professeur associé en communications sociales et publiques, de la Chaire de relations publiques et communications marketing de l’UQÀM.

En parallèle, il poursuit, depuis 2008, son engagement en enseignement comme chargé de cours à l’ÉNAP.

Outre ses nombreux mémoires et articles, il contribue à des ouvrages collectifs dont dans La communication des risques un nouveau défi (2005), La gestion des risques majeurs (2013) et Communication des risques météorologiques et climatiques (2017). 

Le second volet de sa trilogie – La gestion au sein du réseau de la santé 1973 – 1987

En 1973, le gouvernement du Québec le désigne à titre de premier directeur général du Conseil régional de la santé et des services sociaux de l’Outaouais. En 1981, il prendra la direction générale du Conseil régional de la santé et des services sociaux de la Montérégie, pour finalement en 1987, assumer la direction générale du Centre de services sociaux du Montréal-métropolitain.

Le troisième volet – La gestion de la sécurité civile – depuis 1991

En 1991, il devient directeur du Bureau des mesures d’urgence de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), lequel devient en 1997, le Centre de sécurité civile de la CUM, ainsi devenu en 2002, le Centre de sécurité civile de la Ville de Montréal.

Il complète son mandat de direction en 2006 pour ensuite être nommé directeur adjoint à la planification stratégique du Service de sécurité incendie de Montréal, poste qu’il occupe jusqu’à sa retraite en 2007.

La période de 1998 et 2004 est marquée par son rôle de président fondateur de deux associations, lesquelles demeurent actives à ce jour, soit l’Association de la sécurité civile du Québec (ASCQ) et le Conseil pour la réduction des accidents industriels majeurs (CRAIM).

Ses réalisations lui ont mérité de nombreux prix et distinctions dont : le Award for Excellence in Emergency Mangement (1999), décerné par le Canadian Center for Emergency Preparedness; et le Prix Claude Beaulieu (2006), remis par le Comité des organismes humanitaires et communautaires de Montréal.

Monsieur Guindon a marqué le parcours professionnel de plusieurs personnes. Certaines d’entre elles ont voulu apporter leur témoignage (lien vidéo témoignage).

Le romancier et dramaturge français Jules Claretier, disait que celui qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire et surtout la grande armée des gens, d’autant plus sévères, qu’ils ne font rien du tout. M. Guindon fait partie de ceux qui décident, qui agissent avec un engagement hors du commun.

À la tête du plus important bureau municipal de sécurité civile au Québec, M. Guindon s’est acquitté de ses fonctions avec une approche qui ne cesse d’inspirer ses contemporains.

Convaincu de l’important apport de la science en sécurité civile, il a multiplié les projets de recherches et les opportunités de stages. D’ailleurs plusieurs professionnels et gestionnaires de la sécurité civile ont bénéficié des opportunités ainsi créées par M. Guindon.

Sa vision sociétale de la sécurité civile a permis l’émergence de réseaux et d’association. Sous son leadership on a vu apparaître les réseaux des communicateurs, des travaux publics et des services sociaux d’urgence. Ce réseau des services sociaux d’urgence est maintenant connu sous le nom du ROHCMUM, soit le Regroupement des organismes humanitaires et communautaires pour les mesures d’urgence à Montréal qui a été mis sur pied en 1999 à la suite des recommandations de la Commission technique et scientifique sur la tempête de verglas.

Monsieur Guindon est l’incubateur, le promoteur d’innovation, le stratège et le mobilisateur qui a laissé sa marque sur la sécurité civile au Québec et ce Prix constitue le rappel que, pour tous ceux qui œuvrent dans le milieu de la sécurité civile, vous demeurez un sage parmi les braves. 

Fort de sa vision, de son leadership et de ses contributions, l’ASCQ souhaite renommer le Prix distinction à l’honneur de M. Guindon. Ainsi, dès 2023, ce Prix se nommera dorénavant le Prix Jean Bernard Guindon.


2023 – Prix Jean Bernard Guindon

La période pour soumettre une candidature pour le Prix Jean Bernard Guindon 2023 est du 1er novembre au 31 décembre 2022.

Soyez nombreux à nous envoyer vos candidatures, les membres du jury se feront un plaisir d’évaluer chaque dossier.